Tatouage couleur peau ou dermopigmentation : ce n’est pas la même chose
Une cicatrice blanche se voit parce qu’elle n’a plus la couleur de la peau autour. Deux gestes portent presque le même nom, et ne font pas le même travail.
Le tatouage couleur peau, ou tatouage pour cacher une cicatrice, pose un pigment dans le dessin ou dans un ton chair. Il est pensé pour rester. Sur une cicatrice, il ne comble pas un creux, ne détend pas une ligne et ne remplace pas la peau. S’il est posé trop tôt, sur une cicatrice encore rouge, chaude, épaisse ou douloureuse, la couleur part de travers.
La dermopigmentation réparatrice vise autre chose : réduire le contraste entre une cicatrice plate, blanche et calme, et la peau d’à côté. Elle ne supprime pas la cicatrice. Elle ne rend pas le grain d’origine. Elle ne corrige pas une tension ni un relief. Le résultat se juge de loin, pas à la loupe, et il évolue. Une retouche fait partie du geste, pas d’un échec.
Quand un bilan peut avoir du sens
Ce qui peut se discuter au bilan : une cicatrice déjà blanche, plate, souple, qui ne gratte plus et qui est stable depuis au moins un an. Ce qui ne se pigmente pas ici : une cicatrice rose ou rouge, ouverte, humide, inflammatoire, hypertrophique ou chéloïde. Dans ces cas, d’abord le médecin ou le chirurgien qui a opéré. Le pigment ne soigne pas.
Trois questions avant de choisir
Avant de choisir, trois questions suffisent. La cicatrice est-elle blanche et plate, ou encore rouge et en relief ? Le geste proposé est-il un dessin, ou un rapprochement de couleur ? Que se passe-t-il si la teinte pâlit dans un an ?
Un bilan, sans promesse de disparition
Le bilan dit si le geste a un sens. Il ne promet pas que la cicatrice disparaisse.
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